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Voici quelques conseils de la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot) pour se préparer dans les meilleures conditions quel que soit son âge.
Plus souple que l’adulte et moins lourd que lui, l’enfant se fait moins mal en tombant. Les entorses, les fractures, et les traumatismes des articulations périphériques sont moins nombreuses chez lui. En revanche, la difficulté qu’il a à contrôler sa vitesse le fait tomber plus souvent. Une étude souligne ainsi l’extrême fréquence des traumatismes crâniens chez les moins de 16 ans. Traumatismes majeurs, souvent dramatiques, ils sont sources de décès ou de séquelles importantes et handicapantes. D’où l’incitation de la part des responsables au port systématique du casque avant cet âge, une méthode qui a permis de réduire significativement leur nombre. Par ailleurs, des lunettes de haute protection sont nécessaires.
Bien que généralement mieux entraînés que les quadragénaires, les adolescents ne doivent pas se passer de l’échauffement indispensable avant de chausser les skis.
Quant aux adultes, ils sont le plus souvent mal entraînés, et par conséquent les plus exposés aux accidents de ski. Rupture du talon d’Achille ou du ligament croisé du genou (12% des entorses du genou), les accidents peuvent être graves pour eux et nécessiter un traitement orthopédique au long cours.
Les femmes, déjà plus sujettes aux fractures que les hommes dès l’âge de 25 ans, le deviennent encore plus aux alentours de la ménopause en raison des modifications hormonales auxquelles les expose cette étape de leur vie. La fragilité osseuse touche les poignets, les vertèbres et plus tard le col du fémur. Les modifications du collagène liées à l’âge occasionnent par ailleurs des problèmes ligamentaires.
Quel que soit l’âge, le ski est un excellent exercice pour le coeur, notamment le ski de fond, qui peut se pratiquer à tout âge sans inconvénient, même quand on porte une prothèse. Toutefois, les retraités de plus en plus attirés par ce sport sont invités à consulter un cardiologue avant de partir pour qu’il vérifie la bonne adaptation de leur coeur à l’altitude.
Le ski est plus pourvoyeur d’entorses du genou que le surf, qui favorise les tendinites et les fractures du poignet et de la hanche. Pour les prévenir et amortir les chocs, la Sofcot recommande l’utilisation de protège-poignets métalliques. De même, des coques faisant écran entre le bâton et la paume de la main permettent d’éviter les entorses de la base du pouce, lésion classique de la main du skieur coincée dans sa dragonne.
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